A propos de l’action de l’APES (Acteurs pour une économie solidaire) Hauts de France

Je viens de lire ton rapport moral, Luc (président du CA de l’APES), je le trouve très bien, et très juste, pour ce que je connais de l’Apes et de son histoire.

Je voudrais juste avancer quelques propositions qui me semblent sous jacentes à ce que je ressens comme dynamique qui traverse les réunions et groupes de travail auxquels je participe de plus en plus.

Ces propositions me semblent avoir été également au cœur de beaucoup d’interventions à Villarceaux ( [Convergencevillarceaux2024] Villarceaux 2024, MES, CAC, CTE), au titre d’une problématique de la convergence, congruence, tissage de nos alternatives.

Le rapport moral finalise les actions de l’Apes par le développement local solidaire. On pourrait aussi dire  : par une dynamique de (re)génération endogène d’utilités sociales, viables. La question clef est alors la construction d’écosystèmes solidaires et leur reconnaissance politique.

Pour cela, nos initiatives solidaires sont peut-être, ni « à côté » de l’économie lucrative, ni fondues et noyées dedans, elles représentent des ferments de transformation plus globale dont la perspective me semble devoir être exprimée même si elle ne peut, et peut-être ne doit, pas représenter l’objectif utopique de tous les acteurs.

Pour cela, nos démarches d’amélioration des pratiques et d’animation territoriale sont peut-être avant tout des processus d’alliances « politiques » et de construction de partenariats inédits.

Sans les concevoir en opposition aux instances exécutives, locales, régionales, nationales, nous devrions peut-être, mieux positionner nos rapports aux acteurs sociaux et nos alliances ; dans la perspective d’écosystèmes solidaires locaux, de plus ou moins grande proximité ou intégration des activités, de leur financement, de leur capitalisation solidaire, de leur niveau de sécurisation sociale et économique.

Je pense à ce que nous faisons avec les acteurs intermédiaires des bassins de vie et de travail, les organisations du champ du droit à l’emploi et des droits sociaux, du droit au logement, des droits culturels, les organisations syndicales et de la solidarité.

Je pense à ce que nous pourrions faire plus en sortant de notre domaine réservé, ou que l’on nous réserve, pour aller construire des alliances, par exemple au sein du CESER, dans d’autres instances délibératives ou d’action collectives comme, par exemple, les conseils de développement et autres dispositifs et missions prônant un développement que les circonstances, les contextes et les métamorphoses en cours obligent à soumettre aux éco(économiques et écologiques) conditions. Là, nous ne serions pas « à côté », mais dedans, avec des compromis à passer sans perdre de vue la visée transformatrice qui nous tient à cœur.

Mais je ne sais pas exactement ce qu’il en est déjà; j’en apprends tous les jours sur ce que sont les pratiques de l’Apes, et je sais le sujet particulièrement difficile, surtout aujourd’hui…

En tout cas, je suis particulièrement heureux et motivé pour continuer, avec cette belle équipe et ce collectif, la mise en œuvre collective de nos utopies concrètes.

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